Tourisme responsable et solidaire

une expérience mêlant rencontres, culture et authenticité.

Vision Ethique > [ Actualités ] : Sri-Lanka – Interview confite #1 :

[ Actualités ] : Sri-Lanka – Interview confite #1 :

appelanka
16 juillet 2020
Partager avec vos amis

Interview confite #1 : Au Sri-Lanka, Annick pour Appé lanka nous raconte :

Chers vous,

Nous vous proposons de suivre nos amis et partenaires locaux pendant cette période de pandémie à travers une petite interview confite de 10 questions afin de comprendre la situation dans nos destinations préférées.

Pour démarrer, c’est Annick au Sri-Lanka qui s’est prêtée à l’exercice et nous livre son état d’esprit. Métisse anglaise/sri-lankaise, elle a passé sa vie entre l’Europe et le Sri-Lanka. C’est en compagnie d’Annick que j’ai parcouru le Sri-Lanka le première fois en 2013, invitées par l’ Office de tourisme du Sri-Lanka pour y développer des circuits de tourisme responsable.

Revenue au pays en 2019, Annick s’implique aujourd’hui dans l’association Appé Lanka. qui agit dans le nord de l’île.

Bonne lecture.
Caroline D.



Interview confite #1 : Au Sri-Lanka, Annick pour Appé lanka :

1 – Qui êtes vous ? région, âge, profession, enfants ?

Je suis Annick et je vis à Colombo, Sri Lanka. J’ai 56 ans et presque autant de métiers… Mes trois fils adultes sont en France.

2 – Depuis quand êtes vous expats ? ou si originaire dites si vous avez été expat en France

Je crois que j’ai toujours été expat. D’origine française et sri sri-lankaise, je suis née à Londres où j’ai grandi. Je suis venue en France à 20 ans pour finir mes études et y suis restée pendant 34 ans. En 2019 j’ai failli partir travailler en République Centrafricaine pour une ONG pour finalement me retrouver aux Maldives pendant un an sur des projets de gestion de l’eau. Depuis fin 2019 je suis au Sri Lanka où je travaille pour Appé Lanka, une ONG locale, sur des projets de développement durable.

3 – Quelles sont les mesures prises dans votre pays ? comment les jugez-vous ?


Le Sri Lanka a eu une politique très ferme pour contenir la transmission du virus. Depuis le 16 mars, le pays est en situation de couvre-feu total, aucune sortie n’étant autorisée sauf avec un pass délivré par la police et qui précise des parcours définis et des dates et heures de déplacement. Internet devient le moyen de communiquer avec l’extérieur, commander des provisions. La capitale est déserte pendant un mois.

En dehors de quelques dizaines de personnes de la société civile infectées, seuls deux foyers d’infection, les expats qui rentrent malades ou le personnel naval qui avait été déployé pour mettre en place les centres de quarantaine.

Ces mesures sont efficaces mais rappellent plusieurs épisodes troubles du passé où les informations sont manipulées, les contrôles accentués et les denrées non-essentielles introuvables.

4 – Etat des lieux de votre business : licenciement, maintien des salaires, activités?


Notre activité en tant que ONG a continué en télétravail. Nous avons dû aménager nos programmes, qui prévoient souvent des réunions de formation ou d’information maintenant impossibles, et avons surtout mis en place une opération de distribution de colis alimentaires d’urgence aux familles.

Notre équipe est très réduite et il n’y a eu aucun licenciement ni modification de nos conditions de salaire.

Pendant plusieurs semaines, les appels de financement institutionnels auxquels nous participons sont prorogés, les dossiers en attente de réponse restent…sans réponse. Depuis quelques jours les choses semblent revenir vers un rythme plus normal.

5 – Vous avez choix de rester ou avez-vous essayer de prendre un vol pour la France ?


J’ai choisi de rester sans aucune hésitation.

6 – Comment pensez-vous le présent et court terme ?


Je me sens un peu à l’abri de la contagion massive que certains pays vivent. Je suis frustrée de penser que je ne peux pas rentrer rapidement pour voir ma famille en cas de maladie ou autre urgence sans passer 14 jours en quarantaine. J’ai fait des progrès à la guitare. Mes voisins doivent attendre le déconfinement avec impatience.

7 – Vos angoisses ? passées à l’annonce, présentes face au devenir


Je ne m’angoisse pas.

8 – Vos espoirs ?


Je n’espère pas non plus à vrai dire. Je suis l’instant présent personnifié.

9 – Quels sont vos projets de vie à moyen et long terme ? Pour les expats: retour en France ou rester ?

Heu…comment dire…voir mes réponses 7 et 8

10 – Faites une grimace, geste, mot représentatif de votre état d’esprit ou qu’évoque le mot Covid ?

危机 ( qui signifie en chinois à la fois opportunité et danger …)


A une prochaine, sûrement pas avant 2021 de l’autre côté des frontières dans le monde d’après.

En attendant, faîtes bien attention à vous et restez vigilants.

Éthiquement vôtre

Caroline D.

Catégories

Votre conseiller voyage est a votre écoute

prise de rendez-vous

Le Blog